SEANCE 1

Découvrir l’œuvre par la BD 

I) Le cadre spatiotemporel
1) Dans quel univers la dessinatrice nous plonge-t-elle ? Comment comprenez-vous l’omniprésence de l’élément végétal ?

Univers imaginaire fortement symbolique où prédomine l’élément végétal. Représente la forêt des sentiments mais aussi référence à l’emblème de la poésie, le laurier, que rappelle le dessin délicat des feuilles.

2) A quelle période historique semble appartenir les personnages ?

Le cadre spatiotemporel n’est pas précis. Évocation de l’univers des contes de fées.

Le récit est placé d’emblée dans un contexte amoureux (que confirment les vers reproduits).

II) De l’insouciance à la passion amoureuse
3) La planche 1 concerne la jeunesse d’une jeune femme (la poétesse Louise Labé). Que fait-elle ? Quelle est la symbolique de la corde ?

Planche 1 figure l’insouciance d’une jeune femme occupée à faire de la balançoire. Le même perso est présenté déroulant le fil de son existence. Des cordages (référence au métier du père et du mari de Louise Labé qui lui ont valu son surnom de « Belle Cordière ».

4) L’expérience dont rendent compte les planches 2 et 3 vous semble-t-elle heureuse ? Dans la planche 2, que représente le visage au premier plan ? Quelle est l’attitude des deux amants ? Et sans la planche 3 ? Que symbolise la fleur ? Pourquoi Louise a-t-elle les yeux bandés ?

Planche 2 illustre les prémices de l’amour.

Cette scène sort de la bouche d’un personnage situé au premier plan : il s’agit de la poétesse, le front entouré de lauriers (symboles du génie poétique). La poésie, l’acte poétique commémore ce souvenir.

Le sonnet rythme les étapes de la passion amoureuse.

Planche 3 restitue deux situations : au premier plan la félicité amoureuse est rendue par l’étreinte physique des amants, symbolisée par la présence d’une grande fleur ; au second plan les amants se livrent à un jeu de cache-cache.

Les yeux bandés du perso féminin : difficultés à se repérer dans la forêt des sentiments ?

Planche 4 : même perso devenu poétesse, tenant une immense plume, au milieu des poètes (on note l’omniprésence des lauriers) qui la célèbrent en levant leurs verres.

5) Comment le passage de la souffrance à la création est-il traduit ?

Planche 5 : la plume est toujours présente et a continué de grandir, tandis que la poétesse est désormais seule mais en position d’écrivaine dans une forêt des sentiments qui l’enserre peu à peu.

III) L’accès à la création poétique
6) Dans la planche 6, quel élément entoure Louise Labé ? Que révèle-t-il sur les femmes au XVIeme ?
IV) La transmission
Que remet Louise Labé à son interlocutrice ? Quel objet les deux femmes possèdent- elles ? Que traduit la dimension de celui que détient Louise Labé ?

Planche 6 évoque la transmission de la vocation poétique : la poétesse est entourée de ses écrits qui forment comme un ruban protecteur. Elle passe le flambeau ou plutôt la plume à une autre femme.

Le passage de l’élégie I en haut de la planche justifie le projet poétique de la poétesse : Transcender l’expérience amoureuse par la création

SONNET : Un sonnet est un ouvrage de poésie à forme fixe composé de deux quatrains et de deux tercets.
DEDICACE : Formule manuscrite qu'un auteur appose en hommage à quelqun sur la première parge d'un livre, sur une photographie, un disque...
EPITRE : Pièce de vers traitant de sujet variés souvent sur un ton sarcasique à la manière d'une lettre adressée à un personnage reel ou fictif.